Sandrine Farget.com

Sandrine Farget travaille le noir comme une couleur et la lumière comme un matériau. Sculptrice et photographe, elle scrute la matière au plus profond pour exprimer ses émotions, entre douceur et violence. Fascinée par les surfaces, les textures, les replis, la pénombre, les contrastes, elle expérimente l'intime relation entre lumière et matière depuis plus de quinze ans.

Dans ses sculptures, l'ardoise est impactée de marbre, de verre, d'émail et de métal. Son langage provient de sa réflexion autour de l'identité : tout humain, lieu, objet possède sa propre identité. Sa collection OPUS met l'accent sur l'identité humaine, tantôt extravertie par des teintes vives parfois acides, tantôt introvertie par des noirs puissants, mats ou brillants. Ses recherches autour de l'identité architecturale, nourries par ses reportages photographiques aux États-Unis, donnent vie à sa collection URBAN.

Depuis 2014, toujours fidèle à sa réflexion identitaire, Sandrine Farget investit le vaste domaine de l'identité génétique inspirée de l'imagerie scientifique et présente un ensemble d'oeuvres protéiformes et singulières avec l'exposition IDENTITÉ[S], puis EMPREINTE[S] de l'empreinte digitale à l'empreinte génétique en 2018, puis 2019.

Avec ses photographies, Sandrine Farget nous introduit dans son univers suggestif et poétique. Elle réinterprète la nature et s'affranchit de toute figuration. Elle pose ainsi sur le monde visible son regard subjectif, voire surréaliste. Les jeux d'ombre, de lumière, et la proximité du sujet servent l'image des textures ; ils éveillent les sens, invitent l'imaginaire.

Emile Doueur

Sandrine Farget works the black as a color and the light as a material. Sculptrice and photographer, her scrutinizes the material in the deepest to express her feelings, between sweetness and violence. Fascinated by surfaces, textures, folds, twilight, contrasts, she experiments the inmost relation between light and material for more than ten years.

In its sculptures, the slate is impacted by marble, by glass, by enamel and by metal. Her language results from its reflection around the identity: every human being, place, object possesses its own identity. Its collection Opus emphasizes the human identity, sometimes extrovert by sometimes acid lively tints, sometimes introvert by powerful, matt or brilliant blacks. Her searches around the architectural identity, fed by its photo reports in the United States, give life to its collection Urban. Since 2014, always faithful to his identity reflection, Sandrine Farget invests the vast domain of the genetic identity inspired by the scientific and present imaging a set of protean and singular works with the exhibition "IDENTITY (IES)" and "PRINT(S)" on 2018

With its photos, Sandrine Farget introduces us into her suggestive and poetic universe. She reinterprets the nature and frees itself from any representation. She so puts on the visible world her subjective glance, even surrealist. The games of shade, light, and the nearness of the subject serve the image of textures; they awaken the senses, invite the imagination.