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Exposition "IDENTITÉ(S)" ©2015

Sandrine Farget est connue pour ses œuvres architecturales notamment inspirées de l’identité urbaine. Toujours fidèle à sa réflexion identitaire, elle aborde ici l’identité physique et génétique de l’être humain en s’appuyant sur de nouvelles recherches et expériences plastiques.

Identités, genres, signes distinctifs, empreintes génétiques… la scénographie et les médiums explorent les problématiques de la construction de l’identité à l’identification génétique.

L’exposition ouvre avec "GENESIS", une série de neuf toiles… Faut-il lire cette œuvre de gauche à droite ou de droite à gauche ? Du néant vers la lumière ou de la lumière vers le noir ?

L’interprétation est-elle guidée par notre propre identité culturelle ?

La binarité « Homme-Femme » représentée par les œuvres « XX » et « XY » semble ne tenir qu’à un fil… lorsque l’on découvre les photographies illustrant « L’équation complexe de la détermination des « GENRE(S) »

Le Body Art revendique de remanier le corps comme un matériau. Cette modification de l’identité corporelle est ici illustrée avec le travail photographique « ENCRÉ(S) »

Signes identitaires définitifs ou provisoires ?

Les gènes sont responsables de l'architecture générale des empreintes. Le caractère quasi unique d'une empreinte digitale en fait un outil biométrique déterminant utilisé pour l'identification des individus par la police scientifique et la médecine légale. Avec « AUTOPORTRAITS », Sandrine Farget réalise deux oeuvres au pochoir réalisées d’après sa propre empreinte digitale.

Le caryotype permet de dépister d’éventuelles anomalies chromosomiques. Dans sa forme la plus courante, la trisomie 21 se caractérise par la présence de trois chromosomes 21 au lieu de deux. Fabriqué à partir d’imageries médicales, « DIVERSITÉ(S) » interroge le regard porté à la différence… Comment notre perception de la différence construit-elle les stigmatisations ?

L'identification d'une personne peut se faire à partir d'une petite quantité de ses tissus biologiques (ADN) : sang, cheveux, salive, sperme ou bien de tout ou parties de son squelette (Anthropologie médico-légale). Créé à partir de matériel de transfusion, de perfusion, de cheveux et de radiographies, « IDENTIFICATION(S)» pose les codes de l’identité judiciaire.

Au coeur de l’exposition, Sandrine Farget signe ici son plus bel autoportrait : « ADN #03 », une extrapolation en volume de son profil génétique !